Rétro marrante et pointue, Mamz’Elle Swing

Passionnée des années 30, 40 et 50, Bérénice – aka Mamz’Elle Swing  -  chine avec amour des pièces féminines et ultra pointues. Lorsqu’elle évoque un vêtement, elle vous parle aussitôt de sa matière, de son origine et du contexte politico-économico-social, voire culturel, qui va avec.  Dans sa boutique, l’étiquette de chaque vêtement précise le prix de celui-ci, mais aussi l’époque.

Mon oeil s’arrête sur une nuisette des années 30. Je lui demande si elle a aussi des robes début du siècle. Amusée, elle m’explique: “N’y comptez pas! En 1900, il fallait être corsetée ! Essayez donc de rentrer dans une robe de cette époque sans corset! Il vous faudrait un pied de biche, et encore…”. “Quant aux vêtements années 20, c’est portable si vous avez la chance de trouver votre taille, mais hyper fragile : Un vêtement, c’est vivant et la matière c’est friable! J’opine du chef, ravie d’avoir trouvé une vraie pro du vêtement si locace. Dans le vieux poste, à l’entrée de la boutique, Etta James chante.

Copyright Mam'Zelle SwingMamz’Elle Swing a quelques pieces Années 20 mais peu. Les habits qu’elle vend datent de 1930 à 1980, avec une préférence pour les années 50 : “Mais au début des années 50, les jupes sont longues et les filles d’aujourd’hui ne veulent pas porter du long! Au début des années 60, avec l’arrivée de Kennedy au pouvoir, les jupes raccourcissent. Deux ans plus tard, il se fait assassiner !”. Ou comment maîtriser l’art du raccourci.

Sa clientèle est plutôt Lolita, tendance Rockabilly, mais il y a de tout.

Née à la fin des sixties, Bérénice évoque avec nostalgie les années 80 à Clignancourt ou aux puces de Montreuil où “C’était carrément la folie”.”Avant, les friperies c’était soit parce qu’on aimait la mode d’une certaine époque et qu’on pouvait y dénicher des habits introuvables ailleurs, soit parce qu’on était avant-gardiste“. Rien à voir avec la démarche actuelle qui se situe plutôt dans l’ultra-consommation : “Aujourd’hui, on n’achète pas une pièce, on achète un truc, pire : on achète un prix. Les filles achètent toutes la même chose, même dans les friperies, où l’unicité était de mise, avant. Elles vont dans les friperies comme elles vont chez H&M.”

Copyright Mam'Zelle SwingElle n’a pas tort, même si on peut encore faire de bonnes trouvailles dans les boutiques du quartier. Suivez ce blog!

Bérénice aime habiller ses mannequins puis poster la photo de son Ipad (non, tout n’est pas à jeter en 2012), sur sa page Facebook. Je vous conseille vivement d’aller y jeter un oeil. D’autant qu’elle poste souvent  des liens fort intéressants (A quoi ça sert une gaine ?) ou d’anciennes photos, avec le commentaire qui va bien : “Non ce n’est pas un module lunaire mais une machine à laver”.

Elle aime aussi acheter des jolies fringues chez H&M pour sa fille de 5 ans. Mais elle aimait plus que tout les petits commerces de sa rue – le chocolatier originaire d’Oran, la couturière, l’ancienne librairie – qui ont dû fermer boutique, victimes de la flambée immobilière dans le quartier. Installée rue du Roi de Sicile depuis 17 ans, elle tient son blog depuis peu, où elle livre ses humeurs, ses coups de gueule et ses coups de coeur. Sa rubrique “je hais le samedi !” est vraiment drôle.

Voila, vous êtes prévenues. Allez-y mais pas le samedi !!!

Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h.

Foulards à 15 €, robes à partir de 60 €, sacs à partir de 30 €, petis hauts à partir de 30 €.

Mamz’Elle Swing

35bis, rue du Roi-de-Sicile

75004 PARIS

01 48 87 04 06.

M° Saint-Paul.

Du lundi au samedi, de 14h à 19h.

Sous les podiums, la plage… Hyères 2012 : le 27ème Festival de Mode et de Photographie

Par Laure Coenca

Lancé en 1986 (c’est déjà vintage !) le festival – qui se tient à Hyères du 27 au 30 avril - soutient les jeunes créateurs dans les domaines de la mode et de la photographie.

Révélateur de talents, c’est aussi une vitrine internationale rêvée pour les stylistes sélectionnés. The place to Be, où les défilés s’enchaînent devant un parterre de professionnels – parmi lesquels un jury prestigieux présidé cette année par Yohji Yamamoto.

Comme celui qui souffle sur les plages d’Hyères, cette nouvelle vague de créateurs sélectionnés insuffle un vent d’originalité, parfois de singularité .

Une vidéo (très drôle!!) vaut mieux qu’un long discours donc voilà tout ce que vous devez savoir (ou pas) sur l’édition 2012 : ici.

Qui a dit que le monde de la mode n’a pas d’humour ?

La Mode sans musique c’est comme Karl sans lunettes de soleil

Attention, vous devez être bilingue pour lire ce qui suit…

Les playlists des défilés mixées par les sound designer rythment les pas des modèles et remplissent de joie nos petites oreilles. Pour patienter et chiller en mode branché, la Villa Noailles accueille un catwalk musical pointu avec The Shoes, Totally Enormous Extinct Dinosaurs et les Citizens. Tout ça agencé par Stage of the Art. La pelouse de la Villa Noailles est le lounge naturel le plus hype qui soit.

Bref : la crème de la mode avec ses jeunes créateurs se délocalise à Hyères et c’est mortel.

Défilés, expositions, rencontresYohji Yamamoto, Inez van Lamsweerde & Vinoodh MatadinJason Evans, Matthew Cunnington & John Sanderson, Anouk KruithofIna Jang, Lynsey Peisinger & The Stimuleye, Chronique curiosité, Fabrics Interseason, La Maison Rondini, Léa Peckre, Céline Méteil.

Toutes les infos sur : www.villanoailles-hyeres.com/hyeres2012

Retransmission en direct du défilé du 28 avril au Palais de Tokyo : www.palaisdetokyo.com

Célia Darling Vintage

Avis aux plus exigentes d’entre nous : Célia Darling Vintage est une des plus belles boutiques vintage de la capitale (nous sommes à Paris hein!). Ce n’est pas un hasard si elle est citée dans le Elle Japonais du mois de mars (Oui, je lis le Elle japonais – ils sont très pointus en mode vintage) ou dans le trés sélectif guide de Chantal Thomass aux côtés de Didier Ludot. Mazette ! Mais je vous rassure tout de suite : la comparaison avec Monsieur Ludot s’arrête là (la photo de sa vitrine est assez parlante). Célia vend du beau, abordable, et en plus elle est vraiment sympa (elle).

La vitrine, composée avec beaucoup de soin et d’humour, donne le ton décalé et vintage de la boutique : vestes en jeans customisées, au mileu desquels trône  Kermite la grenouille du Muppet Show (…) et les rollers de notre enfance. Mais ne vous fiez pas à l’esprit années 80 de celle-ci. Si Célia a une préférence pour les années 50 et les années 80, elle propose des pièces authentiques de 1940 à 1990. Hé oui… les années 90 aussi, ça devient Vintage, je n’insiste pas lourdement en vous rappelant que c’était il y a 20 ans ? Non. Mais sachez que les imprimés fleurs qui se multiplient dans les vitrines depuis l’été dernier sont très Nineties.

Célia a une préférence pour les imprimés de toutes les époques.
Vous trouverez une belle sélection de Yves Saint Laurent, Lanvin, Balenciaga, Dior, Kenzo ect… pour les grands couturiers, ainsi que des pièces plus abordables sans marque, aux imprimés originaux et des objets de déco vintage parfois bien kitch! Car tout – absolument tout – est à vendre chez Célia (sauf le canapé!).

Les lunettes années 80 sont à 20 € et les premiers prix (pour des petites jupes ou des hauts) sont à 35 € environ. Comptez environ 300 € pour une pièce Christian Dior Haute Couture.

Célia propose aussi une belle collection de chaussures comme celles-ci, des “Michel” faites main avec une finition parfaite : on dirait des souliers de poupée.

Célia Darling Vintage existe depuis bientôt deux ans. Elle se fournit aux Etats-Unis, en Angeleterre, en Belgique ou en Hollande où elle achète à l’unité (et non en lots, comme la plupart des boutiques) ou à des particuliers (mais attention, ce n’est pas un depôt vente!).

D’où cette impression que chacune des pieces proposées a été choisie avec un grand soin. Dans son petit atelier, avec l’aide de Carlotta, elle nettoie, repasse ou remet à neuf les habits et en customise d’autres. Diplômée d’Histoire de l’Art, ce qu’elle préfère, c’est le “Vintage creative”: elle détourne les vêtements pour leur donner une valeur ajoutée, comme cette veste en jeans avec une tête de tigre à la place de celle d’un Président africain. Intelligent, original,  raffiné et… un poil rebelle.

Voilà ! vous savez où aller maintenant pour trouver la pièce originale, authentique et branchée qui vous fera briller sur les terrasses cet été.

https://www.facebook.com/pages/Célia-Darling-Vintage/142074072505507

Célia Darling Vintage – 5, rue Henri Monnier – Paris 9ème

Métro St Georges ou Pigalles. Du mardi au samedi de 12h30 à 20h

Tel  : + 33 (0) 1 56 92 19 12

Vintage sous les palmiers

Par Laure Coenca

Avril ne te découvre pas d’un fil. Malgré ce message de sagesse de nos grand-mères, le printemps est là et avec lui le lancement des festivités qui vont nous rendre cigales jusqu’à la fin de l’été !

Il me semble par ailleurs qu’il se passe un truc ce dimanche 22 avril… on va choisir entre 10 petits papiers… Mais avant ou après cet exercice d’origami, je recommande chaudement aux chineurs des bords de mer et à ceux en week-end au soleil, de venir visiter Le Broc’ Design Marché XXème à Hyères.

 

Plus de 40 galeristes et brocanteurs spécialisés en ameublement, mode et décoration des années 50, 60, 70 et 80 (soit une grande période du vintage) proposent une multitude d’objets, mobiliers, luminaires, ou accessoires de mode, soigneusement sélectionnés.

 Ce que j’aime dans ce salon c’est qu’il s’adresse à un large public de l’amateur au collectionneur averti.

La qualité des exposants présents permet de se régaler les yeux mais aussi de se faire plaisir ! En effet, toutes les bourses, même les plus petites, peuvent parfaire leur look vintage.  L’année dernière j’ai rajouté une robe orange fleurie à ma garde-robe(oui oui de bon goût je vous assure) pour 25 euros et une pochette crème style Courrèges très classe pour 10 euros.

Tout le monde y trouve son intérêt. Des corners de mode vintage  abordables côtoient des exposants qui présentent de véritables œuvres d’art caractéristiques du design moderniste ou classique.

Un carré mode vintage propose des pièces authentiques de grandes marques (Paco Rabanne, Cardin…). Le carré « Créateurs Designer » présente du mobilier au design d’après-guerre (spécificité du salon) et des jeunes créateurs de la région qui travaillent des objets, bijoux à partir de matières recyclées exposent leur talent

L’année dernière, mon coup de cœur de l’originalité  est revenu à Garbage design, une jeune créatrice varoise.

http://www.garbage-design.sitew.com/#ACCUEIL.A

 C’est seulement la 2nde édition du Broc ‘Design mais l’année dernière fût un succès incroyable qui a même laissé baba les organisateurs de l’événement. Justement, c’est une association - Indesign 83 – qui est derrière tout ça. Composée d’une petite équipe de passionnés, leur envie est de promouvoir le design des années 50 à 80 en créant des événements qui mélangent le design du passé et du présent.

 Je termine presque comme Jeannot de Lafontaine non sur une morale mais une belle phrase car je pense que Simplicité, Amour et Persévérance sont les meilleurs ingrédients de la réussite. On souhaite donc à cette belle initiative (et à nous aussi au passage) de devenir vintage soit culte et incontournable!

Vintagement vôtre.

 

 Infos pratiques : Broc ‘Design Marché XXe

21 et 22 avril 2012

Forum du Casino – Hyères les palmiers

Ouvert de 10h à 19h

Entrée gratuite

Restauration sur place

Expo Photo de Cécilia Poggio sur le thème de l’exploration urbaine.

http://indesign83.over-blog.com

Contact : indesign83@gmail.com


Emma Pill #Saison 2

Do you remember Emma Pill ?

Non… Emma Pill n’est pas la femme de Monsieur Pile! (Mais ils sont voisins).

Par contre, si Emma Pill vous évoque la fameuse héroïne aux bottes vintage, vous brûlez : Sandrine (son portrait ici) est fan de “Chapeau melon et bottes de cuir”. Je suis allée la rencontrer dans son nouvel atelier tout beau tout neuf.

Désormais installée à Marseille, dans une petite rue du centre ville, Sandrine travaille seule. Auto-entrepreneuse, elle gère TOUT : la conception et la réalisation des bijoux (avec parfois l’aide d’une monteuse, ouf quand même !!), les commandes, les déballages, l’installation de la boutique, la compta, la com, le marketing, le développement de la vente en ligne… bref : TOUT. Si c’est pas une wonderwoman Sandrine, moi, je suis le pape.

Cette évocation papale me fait penser que je dois me renseigner à propos de Paypal! Ouais bon… revenons à nos moutons : voici en exclu, lucky you, la nouvelle collection Emma Pill.

Cet été, la tendance, c’est la couleur !!

1) Rouge, avec la collection Sakura, d’inspiration japonaise : c’est beau et fin, en laiton et pâte de verre.

Ou comment être belle comme un cerisier japonais en fleurs. Boucles d’oreilles à partir de 25 €. Colliers et sautoirs de 32 à 46 €.

2) Multicolor ou Fluo : les p’tits bracelets en fil de coton perlé ne quitteront pas vos p’tits poignets de l’été.  Pour vou apporter chance & prospérité. Mais attention, les « P’tits brins » partent comme des petits pains ! (Série limitée).

P’tits brins (22 €)

3) Rose, orange, vert ou bleu : la collection “bonbon” (laiton et  jade teintée) est ma préférée.  Le « Bonbon collier » (31 €) a ce petit côté rétro et coloré qui va très bien avec l’air du temps, je dirais même : un petit côté Vintage! Il existe aussi en « Bonbon bracelet » (28 €). A croquer… (oui, fallait la faire celle-ci) sans modération cet été.

Voilà pour l’essentiel. Mais vu qu’elle a une idée par jour, Miss Emma Pill, comptez sur moi pour redescendre dans le Sud (héhéhé) afin de vous présenter ses futures collections.

D’ici-là, la collection été sera très bientôt sur Emma Pill et chez Brandalley.

Points de vente en région parisienne :  

COURBETTES & GALIPETTES : 

* 65 rue de Passy - 75016 PARIS

* 5 rue de Charonne - 75011 PARIS 

* 27-29 rue Trebois - 92300 LEVALLOIS-PERRET

GIFT CODE
57 rue de Bretagne - 75003 PARIS
Dans le sud :
POP CORNER
30 rue Jean Fiolle- 13006 Marseille
ANTIK BATIK
Plaza de la constitucion n 8- Mercado viejo- 07800 IBIZA
TRINITY
29 rue Allard- 83990 SAINT-TROPEZ
PAUSE-CARRE (Un lieu génial d’expos, de concerts où vous pouvez aussi vous faire coiffer – mais pas forcément au carré!)
34000-SAINT-JEAN DE VEDAS
Et aussi en Belgique !!
PEOPLE CONCEPT 14 rue lombard
1000 BRUXELLES
Anne-So Cunin

Tilt Vintage & Come on Eileen : not really vintage but… you can have a look.

Vous l’aurez compris, le Marais ne compte plus ses boutiques de fripes et de vintage… Enfin si, moi j’ai compté – c’est un peu mon job sur ce blog, faut dire: pas moins de 20 boutiques… Les mieux sont Vintage Desir et Frip’irium, Laure a évoqué les fameuses friperies et je vous présenterai vite Mam’zelle Swing, parce qu’elle, dans le genre rétro vintage – elle vaut vraiment le détour.

Deux nouvelles boutiques se sont ouvertes l’été dernier, pas vraiment “vintage” mais qui valent le coup d’oeil.

1) Tilt Vintage propose des vêtements femme plutôt années 70/80, des sacs, des chaussures en cuir années 70/80 et quelques produits neufs selon la saison (en ce moment : shorts en jeans et sacs en tissus aux couleurs acidulées). Tilt Vintage – pas tout à fait “vintage” – est une chaîne qui profite du tsunami vintage qui court les rues de la capitale. Très bien placée, à deux pas du métro Saint-Paul, la boutique a un succès fou et c’est tant mieux, mais l’inconditionnelle des bons plans que je suis trouve tout un peu cher : robes à partir de 25 €, chemisiers à 19 €, shorts en jeans à 15 €, jeans à partir de 25 €… Cet été, j’ai craqué sur cette robe un peu vite (non, c’est pas moi sur la photo, c’est ma soeurette)  j’ai voulu la changer la semaine suivante (la robe, hein, pas ma soeur) : impossible. Mais vous pouvez échanger dans les 48 heures, c’est toujours bon à savoir. Finalement, je l’aime bien cette robe.

Le + de la boutique : des robes 70/80 sympas (… yen a des tas) & c’est ouvert le dimanche (à partir de 11h). Vous pouvez aussi acheter en ligne ici http://www.tilt-vintage.com/ et il y également une boutique dans le 6ème (16 rue Saint-Placide).

Tilt Vintage : 8 rue de Rivoli – Paris 4ème : lun : 11:00 – 19:30. 
mar – ven : 10:30 – 19:30.  
sam : 11:00 – 19:30. dim : 11:00 – 19:30.

2) Come on Eilenn, nichée rue de Rivoli aussi, propose des habits plus récents. Ni friperie ni boutique “vintage”- exceptées des anciennes robes Courrège et quelques bottes 70 – on y trouve surtout des vêtements d’occasion en bon état et de marque : YSL, Dior, Mugler, Jean-Paul Gautier, Cardin,  Agnès b, Bel Air, Maje, Jean-Paul Gaultier et j’en passe… Les prix sont bien en de-ça du neuf (comptez une fourchette de prix entre 20 et 200 €). Si vous cherchez une robe Maje ou un vieux polo Lacoste en parfait état à moitié prix, foncez-y.

Le + de la boutique : l’étage où vous trouverez un large choix de vêtements pour enfants, de marque, là-aussi, ainsi qu’une collection assez dingue de converses (roses !).

Ouverte tous les jours, sauf le dimanche, la boutique est fermée le samedi en journée mais ouverte le soir!

Come on Eileen

40 rue de Rivoli – Paris 4ème

N.B. : une autre boutique Come on Eileen à deux pas de Bastille, plus ancienne fait le bonheur de certaines, comme la petite Brigitte.

Allez, maintenant, on chante !

Anne-So Cunin

Hippy Market : 100% écolo, éthique et bientôt solidaire.

Hippy Market porte bien son nom : c’est plutôt Seventies et c’est grand (150 m2). On y trouve essentiellement des habits et accessoires pour femme mais il y a aussi un coin homme très bien achalandé. Et c’est rangé par couleurs. Pipaul, le gérant à la dégaine heureuse, aime les fringues (et les couleurs). Quand je l’ai rencontré, il portait un sous-pull rose avec un veston vert : ça vous pose le gars. Ancien responsable de com chez Diesel, il a aussi travaillé pour Vivianne Westwood et Andrew Mac Kenzie.

Chez Hippy Market, tout vient du groupe Eureka : un des plus grands fripiers d’Europe qui fournit les séries Kiliwatch et brasse quelques 49.000 tonnes de fripes par an !! Soit le poids de 160 gros éléphants. Soit 640 pattes d’éph. #juste pour voir si vous me suivez.

Chez Hippy Market, environ 1000 nouveaux articles ( le poids d’un éléphanteau) arrivent chaque semaine, lavés et étiquetés. C’est plus cher que dans une friperie basique mais on ne fouille pas en apnée!

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Les prix restent abordables  : robes de 10 à 45 €, foulards de 4,50 à 13 €, jeans à 28 €, sacs de 16 à 30 €, shorts de 6 à 130 € (mais c’est un short en peau de serpent… pas WWF!), manteaux de 69 à 130 €.  Pour l’homme : pantalons à 35 €, chemises de 20 à 45 €, vestes de 39 à 64 €. La tendance est plutôt années 70/80. Hippy Market a aussi créé sa marque “Culture Vintage” qui détourne d’anciens vêtements (une veste en mouton versus un perfecto avec leditmouton). La clientele a de 7 à 77 ans, “comme dans la chanson de Michel Sardou”, plaisante Pipaul. Donc, il y a de tout : des mamies qui traînent leur maris, des branchés, des gens qui cherchent un déguisement… des stylistes.

Hippy Market revendique  le 100% recyclé, le 100% éthique et bientôt le 100% solidaire : la marque qui compte 13 boutiques en France (dont 4 à Paris) veut aussi créer des bourses pour soutenir des causes humanitaires et écolos. La boutique du Temple à Paris a une page facebook bien (inter)active : photos de “happy” clients,  infos sur les promotions de la boutique etc…

Pour les fans des années 70, une autre boutique Hippy Market avec une identité plus hippie, plus “flower power” se trouve 3 rue de Turbigo.

Hippy Market Le Marais

21 rue du Temple 75004 Paris

tel : 09 62 24 69 09

http://hippy-market.fr/